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Olivier Vitrac et Catherine Joly
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La quantité prédite par le scénario A dépend de la concentration initiale dans l'emballage et
du coefficient de dilution. Le Tableau 3-4 récapitule les concentrations typiques généralement
rencontrées dans le matériau fini après mise en forme. Pour les additifs, des ordres de
grandeur peuvent également être obtenus à partir des recommandations des fabricants
d'additifs.
classe d'additif
type de polymère
gamme de concentration
dans le matériau fini
Antioxydants
polyoléfines, polystyrène,
polyamides, polyéthylène
téréphtalate, polyéthylène
naphtalate
100 ­ 5000 mg·kg
-1
Anti UV
polyéthylène téréphtalate,
polystyrène
100 à 500 mg·kg
-1
Plastifiants
polychlorure de vinyle,
polystyrène
1000 à 3·10
5
mg·kg
-1
Colorants
polyéthylène téréphtalate,
polyéthylène naphtalate
100 à 2000 mg·kg
-1
Tableau 3-4: Gamme de concentrations initiales pour quelques additif et polymères typiques [
25
]

Les situations, où le scénario A est particulièrement plausible, incluent :
-
une perte de substances volatiles par le matériau d'emballage (description 1D)
-
sorption très importante des constituants de l'aliment dans l'emballage.
3.4.1.1
Contamination par des contaminants volatiles
Cette situation est difficile à modéliser car l'espace gazeux n'est pas un espace fermé
échangeant de la matière seulement avec l'emballage mais également avec l'aliment. Elle
requiert une modélisation au moins 2D de manière à décrire l'arrangement entre les éléments
de l'emballage, l'aliment et l'espace de tête (voir 2.4.3).
Cette situation est peut être surestimée à partir d'un modèle 1D en supposant qu'il existe un
tiers corps du côté aliment, l'espace de tête, qui est responsable du déplacement de l'équilibre
en direction d'une extraction totale des constituants de l'emballage. Ce phénomène est
surestimé en supposant
K
en imposant une concentration nulle à l'interface dans
l'équation (12).
Une représentation alternative plus réaliste pourra également être obtenue en décomposant le
flux de matière qui s'échappe du matériau d'emballage en 2 contributions : une liée à un
contact direct de l'emballage avec l'aliment, une autre liée à un contact avec l'espace de tête.
Sachant que les interactions entre compartiments sont négligées, il est indispensable de
considérer
K
pour les deux contacts.
Du point de vue règlementaire [19, 24], l'ensemble des substances ayant quitté l'emballage
doit être considérées pour évaluer la contamination globale de l'aliment, sans tenir compte du
partage des substances entre l'aliment et l'espace de tête d'éventuelles pertes dans l'ambiance
de stockage.
3.4.1.2
Cas d'une interaction avec l'aliment