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TI : La modélisation du risque de contamination d'un aliment emballé
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diffusion est mal connu, ou pour prédire la contamination par une série de substances
homologues.
Trois classes typiques de problèmes sont suggérées en fonction de la nature des produits
alimentaires ou des emballages :
-
classe 1 : contamination d'un aliment à durée de vie courte (ex. produits frais)
par une ou des substance(s) en provenance d'un matériau d'emballage
identifié ;
-
classe 2 : idem que classe 1 pour un produit à durée de vie longue (ex. bouteille
d'huile)
-
classe 3 : contamination d'un aliment à durée de vie courte ou intermédiaire
par une ou des substance(s) en provenance d'un matériau d'emballage non
identifié ou variable.

Dans les classes 1 et 2, le matériau à l'origine de la contamination est identifié. La distinction
entre matériaux à durée de vie « courte » et durée de vie longue a pour objet de donner une
indication sur le temps de contact entre l'emballage et l'aliment. Il ne s'agit toutefois pas
d'analyser l'effet de l'échelle de la durée de vie (contrôlée par
t
) mais l'effet de la dispersion
des temps de contact. Les produits à durée de vie courte sont généralement consommés très
rapidement après achat et les temps de contact les plus faibles sont les plus probables
(distribution dissymétrique). A contrario, les produits à durée de vie plus longue et plus
particulièrement les produits consommés en plusieurs prises ont des distributions de temps de
contact plus symétrique.
La classe 3 est plus particulièrement adaptée à la veille sanitaire d'une ou quelques substances
susceptibles d'être trouvée(s) dans plusieurs produits emballés sur le marché. Pour ce besoin
spécifique, la variabilité associée à la géométrie du matériau est prise en compte.

Des exemples de distributions continues et unimodales sont reproduits pour les trois classes
de problème sur la Figure 4-8. Si les hypothèses proposées sont rédhibitoires pour prendre en
compte notamment une variabilité discrète (ex. contamination en provenance de
n<10
emballages bien identifiés), il est préférable de simuler individuellement la contamination en
provenance de chaque matériau d'emballage à partir de distributions continues. La
distribution de la contamination pour les
n emballages est finalement obtenue à partir d'une
loi de mélange des
n distributions de la contamination. Les coefficients de pondération sont
imposés par la représentativité de chacun des matériaux.