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Olivier Vitrac et Catherine Joly
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partir des données d'achat des ménage,
,
i k
m
pourra être remplacé par
k
m
en supposant que
les portions sont toutes équivalentes (ex. 125 g pour les pots de yaourt). Les variations des
niveaux de consommation entre individus sont pris en compte via le nombre d'unité
consommées
N
i,j
.

Une classification des niveaux d'analyse pour le calcul de l'exposition chronique est
présentée sur le Tableau 5-1. Ces approches supposent qu'une base de données des aliments
emballés est disponible (proportion d'aliments emballés en contact avec un type de matériau
donné). Si les données de contamination sont simulées, la base doit également inclure les
caractéristiques typiques des emballages (géométrie, composition) et des produits
(température de stockage, durée de vie).
niveau
d'analyse
modèle d'exposition
limitations
discrimination
moy
moy
1
catégories
n
P j
j
j
C
m
=
ne donne pas d'information pour les forts
consommateurs
approche
conservative
max
max
1
catégories
n
P j
j
j
C
m
=
avec
m a x
P
j
C
généralement approche par
une limite technologique ou règlementaire
donne un surestimateur mais ne fournit pas
d'information sur l'exposition réelle. Ne
peut
être
appliqué
qu'aux
situations
documentées.
probabiliste
« grossier »
(
)
pr
i
i
E
x
on suppose que
P k
C
est indépendant de
l'individu i considéré
peu réaliste pour les produits à durée de vie
longue et dont la contamination est
contrôlée par la diffusion.
probabiliste
« fin »
(
)
pr
i
i
E
x
P k
C
est remplacé par
,
P i k
C
disponibilité des données ou des scénarios.
Tableau 5-1. Niveaux d'analyse pour le calcul de l'exposition chronique du consommateur aux substances
des emballages.
(
)
pr
i
i
e
x
représente la distribution cumulée de l'exposition au sein de la population
étudiée.

La différence entre les schémas probabilistes d'analyse de l'exposition dit « grossier » et
« fin » est illustrée sur la Figure 5-1 et la Figure 5-2. Dans le premier cas, les données de
consommation et de contamination sont indépendantes. Les contaminations induites par le
stockage domestique sont indifférenciées (i.e. les consommateurs mangent également les
produits de leurs voisins). Dans le second cas, les produits achetés par un ménage sont
mangés au sein de ce même ménage. Les consommations croisées entre ménages sont
négligées.
L'analyse probabiliste « grossière » est aujourd'hui partiellement remise en cause, parce
qu'elle associe les personnes les plus exposées aux seuls forts consommateurs. Dans un
schéma plus détaillé, les personnes, qui apparaissent les plus exposées, sont celles qui
associent une consommation importante et des temps de stockage longs ou à des hautes
températures.